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Le premier bateau à passagers zéro émission de carbone de Lorient Agglomération a été mis à flot au chantier naval STX, basé sur la zone du Rohu de Lanester. Cet investissement de 3,4 millions d’euros permettra de renouveler la flotte du transport en commun sur la rade.
Le nouveau navire commandé par Lorient Agglomération au chantier STX de Lanester a été mis à l’eau le 17 septembre 2012. Dénommé Ar vag Tredan (le bateau électrique en breton), ce navire constitue une première mondiale puisqu’il s’agit du 1er bateau à passagers zéro émission de CO2 équipé de condensateurs « super capacités ». Grâce à leur recharge très rapide – à peine 4 minutes à chaque escale - ils permettent une utilisation du bateau 14 heures d’affilée, tous les jours de l’année. | | 
| Une phase de tests est programmée au cours de l'automne 2012 avant la mise en service sur le réseau de transports en commun de l'agglomération. Ces tests porteront sur la navigation et la sécurité (la vitesse, le mouillage, la giration, le crash stop ou arrêt d’urgence…). Des essais spécifiques concerneront également la charge, la recharge et la décharge des condensateurs super capacités. Les équipages vont également se familiariser avec ce nouveau navire en participant aux différents essais et en pratiquant des exercices opérationnels en conditions réelles, sans passager, sur la ligne maritime 10 entre Lorient et Locmiquélic.
Ar vag Tredan viendra compléter la flotte de Lorient Agglomération existante qui compte déjà quatre navires à passagers reliant Lorient, Locmiquélic, Port-Louis et Gâvres et empruntés chaque année par près de 800 000 passagers.
Mise à flot du bateau zéro émission

Caractéristiques techniques du navire :
Longueur hors tout ► 22,10 m
Largeur ► 7,2 m
Vitesse maximale ► 10 nœuds
Tirant d’eau ► 1,5 m
Capacité ► 120 places assises/10 vélos
Propulsion ► 2 propulseurs électriques azimutaux

Moins d’énergie utilisée
Par rapport aux autres solutions proposées lors de la consultation, l’investissement en faveur du tout électrique constitue un effort financier (Côut : 3 456 500 euros HT). A tire de comparaison, il faut compter 1 500 000 euros pour un navire diesel 2 300 000 pour un hybride diesel électrique. Ce surcoût initial sera progressivement compensé par les économies d’exploitation évaluées à 1 million d’euros sur 30 ans.
Outre une propulsion électrique, ce nouveau bateau intègre de nombreuses solutions qui permettent de consommer très peu d’énergie. C’est le cas notamment des 25 m² de panneaux photovoltaïques pour l’éclairage, du chauffage et de la climatisation générés par une pompe à chaleur. Quant au navire lui-même, la coque en aluminium et l’absence de pont supérieur diminue ses besoins énergétiques et les matériaux utilisés (aluminium et alliages) sont recyclables.
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 © François Trinel

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